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Parcours DevOps : 59 jours du commit à la production

Cinquante-neuf séances d'une heure, une par jour, du 3 novembre au 31 décembre, en quatre modules. Vous partez de zéro, seul, avec des outils gratuits ; vous terminez avec une petite application qui va d'un commit à la production par une chaîne que vous avez construite, documentée et cassée exprès.

Pour qui, et vers quoi

Pour toute personne qui veut apprendre comment un logiciel est construit, livré et maintenu en marche, sans diplôme ni expérience : ni Linux, ni programmation, ni réseau ne sont supposés connus. Le DevOps est une culture et un ensemble de pratiques avant d'être un intitulé de poste ; les métiers auxquels il mène s'appellent le plus souvent ingénieur DevOps, ingénieur fiabilité (SRE, site reliability engineer), ingénieur plateforme ou ingénieur cloud / infrastructure. Beaucoup y arrivent après un premier poste en support, en administration système ou en développement : ce parcours vous donne les bases et les preuves pour candidater à ces premiers postes ou à des postes DevOps juniors.

Ce qu'un autodidacte montre à un recruteur le 31/12, ce n'est pas un certificat mais un dépôt public : quatre livrables (un par module) et un projet final avec sa chaîne, ses tests, son infrastructure en code, son tableau de bord, son runbook et le postmortem d'un incident que vous avez provoqué puis réparé. Un recruteur peut lire l'historique de vos commits : qu'il vaille la peine d'être lu.

La méthode, la même chaque jour

DuréePhaseCe que vous faites
20 minThéorieLa leçon de la séance, sur la page du module, avec ses exercices : répondez avant de lire la suite.
30 minPratiqueLa manipulation sur votre machine Linux, pas à pas, puis le prompt du jour pour votre IA.
10 minSynthèseTrois lignes dans votre carnet, puis refaire l'exercice du jour sans notes.

La synthèse est la phase qu'on saute, et c'est celle qui fait retenir : se rappeler de mémoire, c'est ce qui ancre une connaissance.

Les outils, installés une fois (jour 1)

8 Go de RAM suffisent jusqu'au module 3 ; Kubernetes avec kind et la pile de supervision sont plus à l'aise avec 16 Go. Tout est gratuit et tourne sur votre machine : ni compte cloud, ni carte bancaire.

Apprendre avec une IA, sans la laisser apprendre à votre place

Ce parcours s'apprend avec une IA comme tuteur, de préférence un modèle qui tourne sur votre machine (voir votre premier modèle local). C'est un tuteur, pas un prête-plume :

Chaque séance termine sa pratique par une ligne « Avec votre IA : » qui donne le prompt du jour. Dès le module 1, une note « Le faire faire par un agent : » montre aussi ce qu'un agent de code (Claude Code, Kimi Code, OpenFox, un modèle local avec outils) peut reprendre d'une tâche que vous avez déjà faite une fois à la main, et ce que vous vérifiez encore vous-même.

Bien prompter pour le travail DevOps

Un prompt pour du travail d'exploitation est un ticket pour un collègue qui n'a jamais vu votre machine. Un bon prompt contient :

  1. Rôle et contexte : qui le modèle joue, sur quel système (Debian 13, Docker Engine, GitHub Actions…, avec les versions qu'affiche --version).
  2. Tâche : un verbe, un résultat.
  3. Contraintes : ce qui ne doit pas arriver (pas de sudo, idempotent, aucun secret dans le fichier, versions épinglées).
  4. Entrées : le vrai message d'erreur, le vrai fichier, la vraie sortie de commande, collés, pas résumés.
  5. Format de sortie : un fichier, un diff, une liste numérotée de commandes, un tableau.
  6. Exemples : une ligne de ce à quoi ressemble une bonne réponse, si le format compte.
  7. Comment vous vérifierez : « je lancerai shellcheck, --check --diff, tofu plan » : dites-le, et faites-le.

Chaque module a une leçon sur le prompt propre à son travail (jour 8 : scripts, jour 26 : chaînes CI, jour 35 : infrastructure en code, jour 50 : incidents). La réponse d'un modèle reste une proposition tant qu'une commande, un test ou la documentation ne l'a pas confirmée.

La règle d'or

Une heure chaque jour vaut mieux que sept heures le dimanche. Si vous manquez un jour, ne rattrapez pas le lendemain : décalez tout d'un jour, et raccourcissez le module 4. Les dates affichées supposent un départ le 3 novembre ; seuls l'ordre et la régularité comptent.

Les quatre modules

Chaque module tient sur une page et se termine par un livrable digne d'un portfolio. Cochez un module quand toutes ses séances sont faites ; votre progression reste dans votre navigateur.

Ressources gratuites recommandées

La liste de fin de parcours, à cocher le 31/12

Une case qui ne se coche pas n'est pas un échec : c'est la liste de ce que vous travaillez ensuite.